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La blancheur du refuge sur les taches de l’étendoir (2019)

Conception et performance : Brigitte Roffidal

Réalisation : Brigitte et Céline Roffidal

Vidéo  tournée en plan séquence (de 37 min)

 

Dans un lieu énigmatique, où les moisissures et la saleté habillent cette salle de traite désaffectée, l’artiste essore des draps blancs, qu’elle sort d’une bassine en zinc ; elle se met ensuite à battre le linge d’une manière frénétique et totalement irrationnelle, jusqu’à ce que les morceaux de tissu lui reviennent parfois dans la figure.

Les tuyaux et les barres de fer lui servent d’étendoir et on la voit construire progressivement une sorte de toit, puis de cabane, qui peut évoquer aussi un berceau ; des cloisons se forment par moment. L’artiste fabrique petit à petit et non sans peine son enveloppe ou sa toile, qui peut faire penser à une sorte de refuge ou de temple dans les dernières images, dans lequel elle va se recueillir.

 

 

La femme qui pioche (2016-2017)
Vidéo  tournée en plan séquence (de 43 min)
Conception et performance : Brigitte Roffidal
Réalisation : Brigitte et Céline Roffidal
Création musicale : Michel Berthelot
Assistant : Mathieu Neau

 

Cette création est un clin d’œil au court-métrage de Christian Boltanski réalisé en 1969, intitulé “L’homme qui tousse“, dans lequel on voit un homme qui porte un masque et qui tousse, parfois jusqu’à saigner.

Cette vidéo, “La femme qui pioche“, tournée en une seule prise, pendant 43 minutes (c’est la durée de la composition musicale créée par Michel Berthelot à partir du travail de l’artiste),  et qui prend tout son sens et dévoile ses subtilités dans la durée, montre l’artiste en train de piocher dans un champ, sans but précis ; cela peut être vu comme une sorte de métaphore du combat contre soi-même (et comme une référence au mythe de Sisyphe), de la difficulté de vivre, avec ces moments de découragements, de doutes, de fatigue, puis de reprise du combat (mais aussi de joie parfois). Le trou qu’elle est en train de creuser peut être une sorte de recherche de son propre territoire, une sorte de quête qu’elle peine à mener.

 

 

 

 

 

Sur un pied , avec le chant des oiseaux (2018)

Conception et performance : Brigitte Roffidal

Réalisation : Brigitte et Céline Roffidal

Vidéo  tournée en plan séquence (de 42 min)

 

Pour cette performance tournée en plan séquence, l’artiste a posé au sol des lignes (faites avec des fers à béton) qui évoquent une marelle. Elle saute à cloche-pied et va chercher, une par une, les lettres inscrites sur des feuilles, qu’elle colle progressivement au mur (sur les ouvertures bouchées d’une façade appartenant à un corps de ferme). Différents mots ou phrases se construisent, jusqu’à ce que ces lettres soient déplacées et qu’on se rende compte qu’il s’agissait de l’anagramme de la phrase « J’emmerde l’avenir ».