Les sculptures monolithes

 

 

Fragments complets avant de disparaître : le cri de Woyzeck      2012  (série Mes héros-in ) – Papier (texte recopié à la main à partir du livre de Georg Büchner, Woyzeck – Fragments complets), fil rouge en coton, scotch,  résine acrylique, mannequin en métal
60 (largeur) x 130 (hauteur) x 50 cm

 

 

Rester debout : la colonne de Saint Siméon le stylite, l’indigné d’un autre temps – 2010 (série Mes héros-in) – Papier (texte recopié à la main à partir du livre de Hartmut Gustav Blersch, La colonne au carrefour du monde – L’ascension de Siméon, premier stylite), fil rouge en coton, scotch, fibre de verre, résine        acrylique
40 (largeur) x 110 (hauteur) x 40 cm

 

 

La voix de Jeanne vaut mieux que tous ces procès d’intention 2013 (série Mes héros-in) – Papier (texte recopié à la main – première couche : les dépositions du procès de Jeanne d’Arc, deuxième couche : dialogues entre Jeanne et ses interrogateurs), fil rouge et noir en coton, scotch, résine acrylique   
        38 (largeur) x 149  (hauteur) x 27 cm

Avec l’œuvre La voix de Jeanne vaut mieux que tous ces procès d’intention, le procès de Jeanne d’Arc est entièrement retranscrit, c’est l’alternance des questions (marquées par les nœuds noirs) et des réponses (avec les fils rouges) qui détermine la forme de la sculpture, en fonction de la longueur des dialogues. On peut suivre l’intégralité du procès ainsi recopié, en tournant autour de la création et redécouvrir cette trace restante, la retranscription de la parole de Jeanne, insoumise et déterminée.

 

 

Relier ma position à la tienne : Bartleby le scribe – 2011 – Détail (série Mes héros-in) – Papier (texte recopié à la main, à partir du livre d’Herman Melville,  Bartleby le scribe), fil rouge en coton, scotch, fibre de verre, résine acrylique
40 (largeur) x 85 (hauteur) x 30 cm

 

Avec la série Mes héros-in les textes choisis sont ceux qui s’intéressent à des personnages (historiques ou imaginaires) qui se révoltent à leur manière contre la société dans laquelle ils vivent (des indignés d’un autre temps…), qui s’en détachent, se retirent du monde en amenant les autres, par leurs actions, à s’interroger : Saint Siméon le stylite qui a vécu pendant trente-sept années au sommet d’une colonne, en Syrie, au Vème siècle ; Bartleby le scribe, qui, dans le roman de Melville, se rend sur son lieu de travail et décide d’exprimer sa préférence quant au fait de ne pas effectuer les tâches dictées par son patron, avec une attitude non-violente et déconcertante, en répétant cette phrase, tel un leitmotiv «Je préférerais ne pas…» («I would prefer not to…»), ou encore le personnage de Büchner, Woyzeck, qui s’exclut du monde qui l’entoure par son attitude particulière, qui le mènera jusqu’au meurtre de sa maîtresse…

 

 

Creuser en moi- même (2010)  – Papier (textes de l’artiste recopiés), fil  rouge en coton, scotch, résine acrylique, fibre de verre
40 (largeur) x 77 (hauteur) x 35 cm

 

 

Sculpture-cocon – Ce que j’éponge – 2009 (série Mes amphores) – Papier (textes créés à partir d’émissions radiophoniques retranscrites « sur le vif »), fil marron, jaune, bleu et noir en coton, scotch, résine acrylique, fibre de verre
40 (largeur) x 67 (hauteur) x 43 cm
Sur le mur : Portrait de l’artiste avec Sculpture-cocon – Ce que j’éponge – 2010 – Impression photographique sur papier Ilford Galerie perlé, contrecollée sur de la mousse d’un cm
70 x 90 cm

Une partie des sculptures qui font partie de la série Mes amphores ont été créées à partir d’émissions entendues à la radio ou à la télévision, retranscrites sur le vif, et qui sont des témoins de ce que le corps absorbe. Elles nécessitent de se mettre dans une posture où l’on s’arrête, pour être dans une écoute totale et une lutte acharnée afin de retenir le flot de paroles, une parole toujours en mouvement, discontinue et imparfaite, donc vivante, qui nous nourrit quotidiennement.

Ces créations se rapprochent formellement des amphores, elles font référence à Diogène et rendent compte du repli sur soi (nécessaire pour se trouver et s’ouvrir aux autres ?).

Certaines peuvent également être portées, l’artiste se retrouvant dans cette seconde peau comme dans un cocon, qui interroge sa relation avec la création et avec son corps, sa relation au monde ?

 

 

Sculpture-cocon – Ce que j’éponge – 2009 (série Mes amphores) – Papier (textes créés à partir d’émissions radiophoniques retranscrites « sur le vif »), fil marron, jaune, bleu et noir en coton, scotch, résine acrylique, fibre de verre
40 (largeur) x 67 (hauteur) x 43 cm

 

 

 

Vue de l’installation à la Tour Saint-Aubin  à Angers  (2017)